Les transports : 2ème émetteur de gaz à effet de serre et 2ème consommateur d’énergie après l’industrie.
En 2002, avec 2,8 millions de tep (tonnes équivalent pétrole) consommées en un an, soit 20% de la consommation énergétique régionale (14,3 millions de tep), le secteur du transport est le 2ème secteur de consommation de la région après l’industrie . Au total la facture énergétique du secteur transport en région Nord-Pas de Calais est de 3 milliards d’euros par an.
Avec un bilan énergétique dominé à plus de 95% par les produits pétroliers, il est de fait le deuxième émetteur de gaz à effet de serre : plus de 9 millions de tonnes de CO² émis en 2002. (source : programme NORENER).
En 20 ans, les consommations liées aux transports ont augmenté de 70% en région Nord-Pas de Calais.
Depuis 1990, l’augmentation de la consommation s’accélère. La hausse des consommations est de 44% au niveau régional pour 15% au plan national, soit un bond de 867.000 tep . Cette progression est essentiellement le résultat du dérapage des consommations de gasoil du transport routier (+942.000 tep.) qui se substitue à l’essence (-182.000 tep). Sur la même période, les émissions de CO2 ont progressé de 24% et la facture énergétique de 1,2 milliard d’euros.
Résultat du recul de l’efficacité énergétique du système des transports
Ainsi, année après année, la croissance du trafic n’est pas compensée par l’amélioration de l’efficacité énergétique. L’amélioration de la performance des véhicules ne corrige les consommations que d’environ 80.000 tep.
Les consommations du transport restent marquées par des comportements structurels négatifs liés à la congestion du trafic routier et à l’augmentation des trajets, avec notamment le phénomène de la périurbanisation et le développement des petits trajets.
En France, un déplacement sur deux est inférieur ou égal à 3 kilomètres. Sur ces distances, les véhicules consomment de 15 à 20% de carburant supplémentaire. On assiste également à une dégradation du comportement des usagers (style de conduite), des conditions de maintenance des véhicules. On observe aussi que l’âge moyen des véhicules régionaux a tendance à augmenter.
De plus, les politiques passées appliquées dans le transport ont favorisé systématiquement le développement de la route au détriment du rail, du véhicule particulier et du camion au détriment du train et des transports en commun. Ces politiques ne vont pas dans le sens d’une meilleure maîtrise de l’énergie en privilégiant les options les moins performantes.



























